Des dizaines de personnes ont récemment rendu hommage, au niveau de la cinémathèque, à l’artiste peintre Benameur Dahmane, décédé à Sidi Bel Abbès le 27 octobre 2007.
Initié par l’association des arts plastiques « El Basma », cette hommage, qui a coïncidé avec la célébration de la journée de l’artiste, « est une reconnaissance de la contribution de Dahmane durant plus de 40 ans à l’art pictural », indique Daz Farid, président de l’association « El Basma ». A cette occasion, une exposition collective de toiles, regroupant 17 artistes peintres, a été inaugurée au siège de la cinémathèque et devrait s’étaler sur une période de quatre jours.
« L’exposition comprend des œuvres réalisées selon diverses techniques et styles, allant des arts appliqués à l’art moderne, en passant par le figuratif et l’abstrait », souligne Daz. Né le 8 octobre 1946 à Sidi Bel Abbès, Dahmane était un passionné de musique et de peinture. Après des études de solfège et d’arts plastiques à Oran, il entame, au début des années 1960, une carrière dans l’enseignement secondaire.
D’abord au lycée En Nadjah, puis à Azza et à El Haoués. Dahmane formera plusieurs générations d’élèves. Il a également enseigné au collège le Sonis, avec la mission française, et au lycée Ben Saad El Djillali (Bab Dhaya), selon ses proches. Son parcours est jalonné de nombreuses expositions autant en Algérie qu’à l’étranger et de plusieurs distinctions, révèlent des membres de l’association El Basma. Et d’attester : « Il avait une grande admiration pour la beauté de la nature. Chacune de ses toiles raconte une histoire. Des huiles aux couleurs vives et aux formes harmonieuses qui expriment l’essentiel de la vie ».
Par M. A.
Jeudi 19 juin 2008
http://www.elwatan.com/Culture,97046
La cinémathèque de Sidi Bel-Abbès abrite depuis le 8 juin dernier, une exposition d’arts plastiques, organisée par l’association El-Basma conjointement avec la direction de la Culture de la wilaya de Sidi Bel-Abbès.
Ahmed Mehaoudi
Edition du Jour:
15/06/2008
A Mon talentueux ami BENAMEUR
En très cordial hommage .
P.B.
LES PASTELS ROUGES
Ami dans l'atelier si clair ou tu dessines
Ayant donné ton âme au ciel Algérien
Tu réclames souvent pour l'art sue tu fis tien
Un essaim gazouillant de petites mesquines.
Elles viennent en choeur sous d'albes mousselines
Les unes sans effroi chattes ne craignant rien
Les autres avec l'air battu d'un pauvre chien.
Mais ta rude bonté bientôt les rend câlines.
Avec les fins pastels dont tu poudres les fleurs
Tu fais de leur visage un charme de couleurs
Où scintillent des yeux tout pailletés de fièvres.
Et tu sembles rêvant ne pas voir leurs doigts mièvres
Se glisser vers ta boite et saisir les voleurs
Tes plus rouges pastels qui farderont leurs lèvres...
Paul Bellat
L'art au service des enfants handicapés

L'association des arts plastiques El Basma vient de lancer des ateliers de dessins au niveau des établissements de prise en charge des enfants handicapés, et ce, dans la perspective de la tenue du salon régional d'art pictural pour enfant, en mars 2008. Selon le président de l'association, M. Daz, cette initiative s'inscrit dans le cadre de la redynamisation des activités artistiques et vise à encourager la création picturale chez les enfants handicapés. Le premier atelier, regroupant une quarantaine d'enfants asthmatiques, s'est ouvert au centre des insuffisants respiratoire de la daïra de Aïn El Hadjer (Saïda) et est encadré par des membres de l'association El Basma, indique notre interlocuteur. « Ces ateliers ont également pour objectif de renforcer le travail psychothérapeutique accompli par les éducateurs, par l'expression créatrice », souligne-t-il. Parallèlement, l'association El Basma a organisé des rencontres avec le personnel pédagogique du centre en question, afin de repérer les penchants artistiques des enfants à travers leurs dessins.
Edition du 14 août 2007
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=74371
Du 15 au 20 mars, la maison de la Culture de Saïda a organisé en collaboration avec l’association culturelle des arts plastiques El-Basma une exposition collective réunissant pas moins d’une quinzaine d’artistes. Tous les genres d’expression y sont représentés, de la peinture à huile à la céramique.
Son président, Farid Daz dira en substance que «l’objectif est de vulgariser l’acte de peindre, de dessiner on de sculpter, geste primitif et qui traduit nos pensées les plus profondes et les plus vivantes». Ainsi, le plus expérimenté, Benali Benyoub, ancien élève des Beaux-Arts de Paris, s’est relustré par ses céramiques du style arabo-andalou, influencé par la poésie soufie et autres spiritualités chères à nos contrées. En filigrane, on croit reconnaître l’énigmatique Rodkho et ses chromes, et les autres avec Ferdagh Tayeb, explorant nos coutumes d’antan, rurales; la tribu, ses cavalcades et ses mosquées rappelant Dinet. Farid Daz et ses bleus réalistes, figuratifs; Merzoug Yacine et Abbès unis par l’élan du paysage; Ghaouti belkheir et ses Casbahs sombres mais aux couleurs blanches et ocres, allusion à un Delacroix; Hanafi Abdelkader, Koubibi Djilali, Hanifi ,bouderbala, Ghoraf, Mohamed Moulay et ses fameuses typiques nous faisant souvenir de la vision poétique et picturale de la Renaissance italienne; Halim Abdeli et ses sculptures à la Giacometti, enfin une autre ambiance où foisonnent des formes aussi apaisées qu’ardentes comme l’est un peintre dans son être. On peut dire que les visiteurs saïdéens ont en eu pour leurs yeux, observant que nos peintres aussi ont du talent pour répondre aux puristes de l’Occident. Evidemment en leur offrant plus de galeries, d’espace où l’on puisse «voir» ces visages vivants d’autant que notre culture est à base d’abstraction et de sens mystique. Saïda a applaudi.
Ahmed Mehaoudi
La voix-oranie - Edition du Jour:
23/03/2008
